Où voir passer les rapaces à Tadoussac?
Les dunes et le belvédère Yvan-Duchesne
Dix haltes migratoires dans neuf régions du Québec pour voir passer oies des neiges, bernaches et rapaces en octobre et novembre.
L’observation des oiseaux au Québec atteint son sommet en octobre et en novembre, quand les oies des neiges, les bernaches et les rapaces descendent vers le sud. Pour les voir, visez les grandes haltes du Saint-Laurent comme Cap Tourmente, Montmagny et les dunes de Tadoussac, ou des plans d’eau intérieurs comme le réservoir Beaudet et la Pointe-Taillon.
Le ciel se remplit de lignes blanches qui crient en passant. Les marais deviennent des aires de repos bondées. On a choisi dix haltes réparties dans neuf régions, toutes accessibles au début de novembre. Les oiseaux, eux, n’ont signé aucun contrat : le passage dépend du vent et de la météo. Apportez des jumelles, une tuque et un peu de patience.
Mise à jour : 27 octobre 2026
Le 8 octobre 2026, notre drone a survolé la baie des Ha! Ha!, à La Baie, au Saguenay. Sur un banc de sable, des centaines d’oies des neiges se reposaient à deux pas des maisons. La migration ne se limite pas aux grandes réserves : elle traverse tout le Québec. Pour prolonger la sortie dans ce coin-là, voyez nos idées pour l’automne au Saguenay et au Lac-Saint-Jean.

Les dunes et le belvédère Yvan-Duchesne
Sur les dunes de Tadoussac, en Côte-Nord, le belvédère Yvan-Duchesne domine l’embouchure du Saguenay. C’est là que l’Observatoire d’oiseaux de Tadoussac fait ses relevés visuels standardisés depuis 1996. Chaque automne, du 24 août au 25 novembre, un ornithologue y fait un dénombrement quotidien.
En moyenne, la saison livre environ 8 000 rapaces et plus de 60 000 passereaux. Octobre et novembre appartiennent à l’aigle royal et à la buse pattue.
Conseil pratique : les comptes du jour sont publiés en temps réel sur la plateforme Trektellen. Jetez-y un œil avant de prendre la route 138.
La baie de L’Isle-Verte, au ras des battures
Au Bas-Saint-Laurent, la Réserve nationale de faune de la Baie-de-L’Isle-Verte s’étire sur une vingtaine de kilomètres de rive. Des milliers d’oiseaux migrateurs y font halte au printemps et à l’automne : grandes oies des neiges, bernaches, canards noirs, sarcelles d’hiver, canards pilets, eiders et macreuses.
La réserve est ouverte de jour seulement. Le personnel n’est pas toujours sur place. Appelez la Maison Girard, le centre d’accueil, avant de partir.
Conseil pratique : la chasse aux oiseaux migrateurs est permise à l’automne dans une partie de la réserve. Restez dans les secteurs exclus, comme le refuge d’oiseaux migrateurs de L’Isle-Verte, et portez une couleur vive.
Cap Tourmente et son marais à scirpe
À 50 kilomètres de Québec, à Saint-Joachim, la Réserve nationale de faune du Cap-Tourmente protège le marais à scirpe où la grande oie des neiges se rassemble par dizaines de milliers. Pour l’observation des oiseaux au Québec, c’est un classique. Le bruit arrive avant les oiseaux. Puis le marais devient blanc.
Du 2 au 8 novembre 2026, la réserve ouvre tous les jours de 8 h 30 à 16 h. Du 9 novembre au 18 décembre, elle ouvre du lundi au vendredi seulement, aux mêmes heures. L’entrée coûte 6 $ par adulte et 5 $ par étudiant. C’est gratuit pour les moins de 12 ans accompagnés.
En novembre, les activités guidées sont terminées : on explore à son rythme. Le réseau de 20 kilomètres de sentiers est annoncé de mai à octobre, alors demandez à l’accueil lesquels restent ouverts. Prévoyez de deux à quatre heures sur place. Il n’y a pas de restauration sur place : apportez le lunch.
Le parc du Marais de Montmagny
En Chaudière-Appalaches, Montmagny se surnomme volontiers capitale de l’oie blanche. Au parc du Marais, au 22, avenue Couillard-Després, des caches permettent d’observer sans déranger. Le sentier rejoint le refuge d’oiseaux migrateurs de Montmagny, où plus de 20 000 oies des neiges s’arrêtent chaque année, en avril et mai puis en octobre et novembre, selon la MRC de Montmagny.
Les meilleurs moments sont tôt le matin et en fin de journée, quand les volées se déplacent entre la batture et les champs.
Conseil pratique : la Route des plumes balise plus de 15 sites d’observation dans la région. Gardez-en un ou deux en réserve si le vent pousse les oiseaux ailleurs.
L’Isle-aux-Grues, au milieu des battures
Depuis le quai de Montmagny, le traversier vers L’Isle-aux-Grues est gratuit d’avril à décembre. Sur l’île, les vastes battures et le marais à scirpe attirent des milliers d’oies des neiges au printemps et à l’automne.
La MRC situe la meilleure fenêtre d’automne en septembre et octobre : en novembre, on vise la toute fin du passage, sans garantie. L’horaire du traversier suit les marées et change chaque jour. Consultez-le sur le site de la Société des traversiers du Québec avant de partir.
Conseil pratique : l’île est un lieu de chasse à la sauvagine en saison. Informez-vous sur place des secteurs fréquentés avant de marcher vers les battures.
Le réservoir Beaudet, en pleine ville de Victoriaville
Au Centre-du-Québec, les oies ont découvert le réservoir Beaudet en 1997 et y reviennent chaque année. Elles arrivent doucement au début d’octobre, précédées des bernaches. Le pic survient habituellement à la mi-novembre. Le 22 octobre 2026, on en comptait déjà environ 10 000, selon Tourisme Victoriaville et sa région.
Le parc est une zone importante pour la conservation des oiseaux, avec 266 espèces observées. Un sentier de 5,2 kilomètres fait le tour du lac, et une tour d’observation domine le plan d’eau depuis 2023. Les oies partent aux champs de maïs à l’aube et reviennent au crépuscule. C’est le moment fort.
Conseil pratique : par jour de pluie, la plupart restent aux champs. Visez une fin d’après-midi sèche et téléchargez l’application BaladoDécouverte « Victo et ses oiseaux ».
L’étang Burbank, à Danville
Dans les Cantons-de-l’Est, l’étang Burbank est un parc naturel de Danville. Un réseau de 3,6 kilomètres de sentiers et une passerelle de près de 300 mètres mènent à une tour d’observation. Environ 220 espèces y ont été recensées, et plus de 3 500 oies blanches y ont été dénombrées en 2021.
Le site se trouve au 150, rue Water. Il accueille aussi chaque automne le Festival des oiseaux de Burbank, présenté cette année les 24 et 25 octobre, selon Tourisme Cantons-de-l’Est.
Conseil pratique : très tôt le matin ou au coucher du soleil, tendez l’oreille. L’arrivée des oiseaux s’entend avant de se voir.
Le parc national de la Pointe-Taillon, secteur Péribonka

Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, le parc national de la Pointe-Taillon s’avance dans le lac comme une longue langue de sable. Fin septembre 2025, notre équipe y a vu des milliers d’oies des neiges et de bernaches du Canada posées sur l’eau devant le secteur Péribonka. Une bande blanche, longue, qui bouge sans arrêt.
Depuis le 13 octobre 2026, les bâtiments d’accueil sont fermés jusqu’à la fin mai. Le stationnement reste accessible, mais il faut acheter son droit d’accès quotidien en ligne avant la visite, selon la Sépaq.
Conseil pratique : les oiseaux ne sont pas au rendez-vous chaque jour. Le passage varie d’une année à l’autre, alors gardez un plan B dans les environs.
Les îles de Berthier et les sentiers de la SCIRBI
Dans Lanaudière, les sentiers de la SCIRBI marquent l’entrée de la Réserve mondiale de la biosphère du lac Saint-Pierre. Le territoire est une halte migratoire essentielle pour les oiseaux aquatiques, avec plus de 200 espèces recensées. Trois tours d’observation donnent sur les champs où s’attardent les bernaches, et des caches longent le sentier.
Les sentiers sont ouverts tous les jours, du lever au coucher du soleil. Le laissez-passer coûte 5 $ par adulte et s’achète en ligne. C’est gratuit pour les 17 ans et moins. Le stationnement se trouve au 2, route 158, à Berthierville.
Conseil pratique : à cause de la chasse à la sauvagine, les sentiers ouvrent seulement à 10 h les samedis et dimanches, jusqu’au 22 novembre inclusivement. En semaine, l’horaire est normal.
Le refuge faunique Marguerite-D’Youville, à Châteauguay
En Montérégie, sur l’île Saint-Bernard, le refuge faunique Marguerite-D’Youville couvre 223 hectares protégés à perpétuité depuis 2010. Huit kilomètres de sentiers longent marais et chênaies, parfaits pour l’observation des oiseaux au Québec à deux pas de la ville. La Ville de Châteauguay le décrit comme une halte migratoire d’importance, avec plus de 230 espèces observées.
Le refuge est ouvert tous les jours de l’année, du lever au coucher du soleil. Le droit d’accès quotidien se paie seulement à l’accueil, au Pavillon de l’île : 9,30 $ par adulte, 6,85 $ de 3 à 17 ans et 25,15 $ par famille, taxes incluses, selon la grille tarifaire d’Héritage Saint-Bernard.
Conseil pratique : c’est l’option la plus proche de Montréal. Gardez un œil sur les cerfs de Virginie, nombreux dans les sous-bois.
Météo, distance et saison de chasse

L’observation des oiseaux au Québec suit la météo, pas le calendrier. Un front froid peut vider un marais en une nuit ou le remplir le lendemain. Le matin tôt et la fin de journée restent les meilleurs moments partout. Gardez vos distances : une volée dérangée dépense une énergie précieuse avant son long trajet.
Plusieurs haltes côtoient des secteurs de chasse : lisez les avis du jour et restez dans les sentiers. Pour d’autres idées de sorties nature, passez par notre page Découvrir le Québec ou par notre sélection des 10 parcs nationaux du Québec à visiter. Pour enchaîner deux haltes en fin de semaine, nos idées d’escapades au Québec et nos itinéraires de 3 à 7 jours aident à bâtir le trajet.
Les oies des neiges passent surtout en octobre et en novembre. Au réservoir Beaudet, à Victoriaville, le pic survient habituellement à la mi-novembre. À Montmagny, le refuge accueille plus de 20 000 oies en octobre et novembre. Aucune observation n’est garantie : tout dépend de la météo.
La Réserve nationale de faune du Cap-Tourmente, à Saint-Joachim, est à environ 50 km de Québec. Du 2 au 8 novembre 2026, elle ouvre tous les jours de 8 h 30 à 16 h, puis du lundi au vendredi seulement jusqu’au 18 décembre. L’entrée coûte 6 $ par adulte.
Le refuge faunique Marguerite-D’Youville, sur l’île Saint-Bernard à Châteauguay, offre 8 km de sentiers et plus de 230 espèces observées. Les sentiers de la SCIRBI, à Berthierville, donnent accès aux îles de Berthier et à trois tours d’observation.
Ça dépend du lieu. Les sentiers de la SCIRBI demandent 5 $ par adulte. Cap Tourmente coûte 6 $ par adulte et la SCIRBI est gratuite pour les 17 ans et moins. Le refuge Marguerite-D’Youville coûte 9,30 $ par adulte, payé sur place.
Oui. Fin septembre 2025, des milliers d’oies des neiges et de bernaches se reposaient devant le secteur Péribonka du parc national de la Pointe-Taillon. Les bâtiments sont fermés depuis le 13 octobre 2026, mais le stationnement reste accessible avec un droit d’accès acheté en ligne.
Les dunes de Tadoussac, en Côte-Nord, comptent parmi les meilleurs sites. L’Observatoire d’oiseaux de Tadoussac y fait un dénombrement quotidien du 24 août au 25 novembre. L’aigle royal et la buse pattue passent surtout en octobre et en novembre.