Quoi faire en Montérégie : nos incontournables
Quoi faire en Montérégie ? Grimpez le mont Saint-Hilaire ou le mont Saint-Bruno, visitez le Fort Chambly au bord du Richelieu, pédalez le long du canal de Chambly, puis goûtez le terroir sur la route des cidres ou le Circuit du Paysan. Tout cela se trouve à moins d’une heure de Montréal, entre vergers, vignobles, […]
Quoi faire en Montérégie ? Grimpez le mont Saint-Hilaire ou le mont Saint-Bruno, visitez le Fort Chambly au bord du Richelieu, pédalez le long du canal de Chambly, puis goûtez le terroir sur la route des cidres ou le Circuit du Paysan. Tout cela se trouve à moins d’une heure de Montréal, entre vergers, vignobles, cabanes à sucre et villages riverains.
On traverse souvent la Montérégie sans s’arrêter, en route vers ailleurs. Erreur : juste au sud de Montréal, cette région de plaines et de collines déborde de belles surprises. Les Montérégiennes, ces collines isolées qui surgissent au milieu des champs, la rivière Richelieu et ses forteresses, les vergers de Rougemont et les montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu remplissent facilement plusieurs sorties. Voici nos incontournables, avec en prime nos idées pour l’automne et l’hiver.
À quelques minutes de Montréal, le parc national des Îles-de-Boucherville aligne cinq îles au milieu du fleuve, sillonnées de sentiers et de chenaux. On y marche, on y pédale, on y pagaie, comme à mille lieues de la ville pourtant toute proche. On lui consacre un article complet.

Autre bouffée d’air à deux pas de la Rive-Sud : le parc national du Mont-Saint-Bruno, avec ses lacs, ses vieux vergers et ses sentiers faciles. C’est la Montérégie tout craché : ici, la nature ne demande jamais des heures de route, elle vous attend pratiquement à la sortie du pont. C’est d’ailleurs ce qui fait le charme de la région : on part après le déjeuner et on est dans le bois avant que le café ait refroidi.
Les forteresses du Richelieu
La rivière Richelieu fut une route stratégique, empruntée par les nations autochtones puis par les armées françaises, britanniques et américaines, et elle garde de beaux témoins militaires. Le Fort Chambly, forteresse de pierre érigée en 1711 pour remplacer d’anciens forts de bois, se dresse au pied des rapides, à deux pas du bassin de Chambly. On le visite avec des guides en costume d’époque, et le village autour, avec ses terrasses et sa microbrasserie réputée, complète parfaitement la sortie. Restez jusqu’au soir si vous le pouvez : le fort illuminé, reflété dans le bassin, vaut à lui seul le détour. Aux écluses toutes proches, on regarde les bateaux de plaisance franchir le dénivelé, un petit spectacle dont on ne se lasse pas. Plus au sud, le Fort Lennox, sur l’île aux Noix, est malheureusement fermé au public pour la saison 2026 en raison de travaux. On raconte le Fort Chambly en détail dans notre article dédié.

Suivre le Richelieu, sur les traces des Patriotes
La vallée du Richelieu se découvre aussi au fil de l’eau. La Route du Richelieu enfile environ 130 kilomètres de villages et d’arrêts historiques, de Sorel-Tracy à Saint-Jean-sur-Richelieu, en passant par Saint-Denis-sur-Richelieu, où les Patriotes ont remporté leur seule victoire militaire le 23 novembre 1837, et où la Maison nationale des Patriotes raconte cette page marquante de notre histoire. À Saint-Charles-sur-Richelieu, village voisin, s’est tenue l’Assemblée des Six-Comtés la même année : on y marche littéralement sur les traces des Patriotes, entre maisons patrimoniales et berges boisées. Deux secteurs de la vallée sont d’ailleurs classés réserves mondiales de la biosphère par l’UNESCO. Pour prolonger l’aventure jusqu’à la frontière américaine, suivez notre road trip historique pour le Patriote qui sommeille en vous.
Vous préférez pédaler ? La piste du canal de Chambly longe l’eau et les écluses historiques sur une vingtaine de kilomètres, de Chambly à Saint-Jean-sur-Richelieu. Le tracé est plat, ombragé et parfait en famille, et les haltes gourmandes ne manquent pas en chemin : fromageries, microbrasseries et kiosques de produits locaux remplissent vite les sacoches. On vous en donne tous les détails dans notre article sur le Richelieu et le canal de Chambly à vélo.
Et à l’embouchure de la rivière, Sorel-Tracy vous ouvre les îles de Sorel, au coeur de la réserve de la biosphère du lac Saint-Pierre. Kayak dans les marais, tour d’observation à la Maison du Marais, gibelotte des îles chez une institution qui a pignon sur fleuve depuis 1940, et coucher de soleil sur le Saint-Laurent : notre escapade à Sorel-Tracy vous montre le chemin.
Grimper le mont Saint-Hilaire
Une des collines montérégiennes, le mont Saint-Hilaire, est une réserve de la biosphère reconnue par l’UNESCO. Ses sentiers mènent à de beaux points de vue sur la plaine et le fleuve, et ses vergers en font un classique de la cueillette à l’automne. C’est une bouffée de nature facile d’accès, parfaite en famille. Du sommet, on comprend d’un coup d’oeil la géographie de la région : une grande plaine agricole, quelques collines qui émergent ici et là, et le Richelieu qui serpente au milieu.

Lever les yeux vers les montgolfières
Chaque mois d’août, Saint-Jean-sur-Richelieu devient la capitale des montgolfières, avec le plus grand rassemblement du genre au Canada. Voir des dizaines de ballons colorés s’élever dans le ciel au lever ou au coucher du soleil est un spectacle magique. La ville vaut aussi l’arrêt pour son héritage militaire et ses croisières sur le Richelieu, et elle marque le point de départ de plusieurs routes gourmandes de la région.

Le garde-manger du Québec
La Montérégie, c’est le garde-manger du Québec : vergers, vignobles, cidreries, fromageries et marchés de terroir s’y succèdent à perte de vue. C’est la seule région de la province à posséder une véritable route des cidres, concentrée autour de Rougemont et du mont Saint-Hilaire, et elle a joué un rôle clé dans l’essor du fameux cidre de glace. Cidre tranquille, mousseux, de glace ou de feu : les cidreries ouvrent leurs portes pour des dégustations, et on repart rarement les mains vides.
Plus au sud, le Circuit du Paysan déroule environ 194 kilomètres de campagne, de Saint-Jean-sur-Richelieu à Sainte-Martine, par des villages comme Napierville, Hemmingford, Franklin, Havelock et Ormstown. Fermes, vergers, vignobles et fromageries s’enchaînent, avec le Parc Safari de Hemmingford en prime pour les familles : on y traverse en voiture une réserve animalière peuplée de lions, de girafes et de zèbres. Au-delà des pommes, le terroir montérégien déborde de bons produits : fromages, miel, légumes, vins et autres trouvailles à dénicher chez les producteurs et dans les marchés. On part pour la journée et on revient le coffre plein.
Et au temps des sucres, la région se surpasse : à côté des cabanes traditionnelles qui abondent autour du mont Saint-Hilaire et de Rougemont, une nouvelle génération d’érablières confie ses fourneaux à des chefs. On a goûté aux deux pour vous dans notre article sur les cabanes à sucre nouveau genre en Montérégie. Un conseil : réservez tôt, les tablées partent vite.
La Montérégie à l’automne
L’automne, la Montérégie devient LE grand verger du Québec. De septembre à octobre, les pommiers croulent sous les fruits et l’autocueillette bat son plein autour de Rougemont, du mont Saint-Hilaire et du mont Saint-Bruno. On remplit son sac, on croque sur place, et on repart avec tartes, beurre de pommes et jus pressé du jour. C’est simple, joyeux, et l’odeur des pommiers reste longtemps en mémoire.
C’est aussi la saison reine pour la route des cidres et le Circuit du Paysan, quand les collines montérégiennes se teintent de couleurs. Les sentiers du mont Saint-Hilaire offrent alors des points de vue superbes sur la plaine flamboyante. Deux conseils tirés de notre expérience : arrivez tôt les fins de semaine, car les vergers sont très courus, et désignez un conducteur pour les dégustations de cidre.
La Montérégie en hiver
L’hiver, pas besoin d’aller loin pour skier, marcher en raquettes ou patiner. Le parc national du Mont-Saint-Bruno est un classique près de Montréal : ski de fond, raquette et même une petite station de ski alpin familiale en font une sortie complète, avec les lacs gelés et les vieux vergers enneigés en toile de fond. La station convient parfaitement aux familles et aux skieurs débutants, et on termine la journée avec un chocolat chaud bien mérité.
Les Îles-de-Boucherville se transforment elles aussi : glisser en ski de fond ou en raquettes entre les chenaux gelés, avec la nature pour seul horizon à quelques minutes de la ville, est étonnamment dépaysant. Habillez-vous en couches chaudes, vérifiez les conditions de neige avant de partir, et gardez en tête que la fin de l’hiver annonce le temps des sucres dans les érablières du mont Saint-Hilaire et de Rougemont : la boucle gourmande est bouclée. Le grand luxe de l’hiver montérégien, c’est justement cette proximité : une sortie complète en plein air, sans rouler longtemps, avec le souper à la maison en prime.
La Montérégie mérite vraiment qu’on s’y arrête. Que vous veniez pour une randonnée sur une Montérégienne, une virée gourmande entre deux cidreries ou une plongée dans l’histoire des Patriotes, vous rentrerez le coffre plein et la tête reposée.
Envie de découvrir les coups de coeur des autres régions ? Parcourez les incontournables du Québec, région par région.
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